Curé

Chaque dimanche quelques mots... (2)

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Écrit par Krzysztof Nowak

La belle-mère et quoi encore ?

Dans la synagogue, un homme tourmenté par un esprit impur, dans la maison de Simon Pierre, sa belle-mère au lit avec de la fièvre. Tout cela inaugure l’évangile selon Marc, mais n’inaugure pas le monde. C’est notre quotidien d’entendre parler des malheurs qui tourmentent les humains, les médias qui diffusent des nouvelles en sont remplis. C’est notre quotidien d’entendre parler des malades plus proche ou plus loin de nous.

0391ptOn peut risquer de dire que les mauvaises nouvelles nous attirent plus que les bonnes. Et cela correspondrais à l’idée que le bonheur est normal pour nous, voire les enfants naître, grandir, s’épanouir, réussir, vivre heureux. La vie fait partie de nous. Alors que tout ce qui l’abîme nous interpelle, ce n’est pas normal de voir les enfants mourir, souffrir, pleurer, désespérer, vivre malheureux. Et nous cherchons à savoir pourquoi...


Souvent Dieu est le premier interrogé. Lui qui respire la vie, qui la donne pour toujours, qui la mène vers son accomplissement, qui la préserve, qui la défend, qui lui donne le sens est-il vraiment le Dieu de la Vie ? Ou bien le Dieu de la Vie et de la Mort ? Qui est-il ?

Connaissons-nous Dieu assez bien pour répondre à cette question?


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L'évangéliste Marc nous assure que Jésus connaît bien Dieu, il le connaît très bien. Et disons avec nonchalance - Jésus connaît Dieu trop bien, pour ne pas savoir qu'il est. Et pourtant, Jésus parle très peu de Dieu. Par contre, il exprime sa connaissance par ce qu’il fait.

Il ne reste pas résigné en voyant les humains tourmentés par les déments. Nous n’entendons pas de sa bouche ce que nos oreilles entendent souvent : de toute façon on ne peut rien faire...

Il ne s’assoit pas tranquillement à table à côté de quelqu’un qui souffre. Même la fièvre, qu’on peut soigner de multiples façons sans faire appel à l’intervention divine, ne le laisse pas indifférent. Il n’arrive pas à faire la fête quand à côté un autre humain souffre.

Jésus connaît Dieu tellement bien qu’il le montre en action, en libérant lui-même les personnes tourmentées, en guérissant lui-même les malades.


Nous ne serons jamais capables de libérer tout le monde de leurs démons, par contre chercher des solutions quand il nous semble que nous ne pouvons rien faire est une expression de notre foi, car la parole "rien n’est impossible à Dieu" ne s’adresse pas à Jésus, mais à Marie et par conséquent à chacun de nous.

Guérir tout le monde n'est pas dans nos capacités. Par contre, sortir de notre tranquillité et de notre confort pour nous approcher d’un ou des malades est une expression de notre foi, car en disant : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti » Jésus ne parle pas à lui-même mais à ses disciples et par conséquent à chacun de nous.